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Le Beth Hamikdach Temple de Jérusalem
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Site du Beth Hamikdach,
le Temple de Jérusalem

Les visiteurs du Temple de Jérusalem

17ème à 19ème siècle

PALESTINA - Voyage en Palestine" de Hadrian Reland, écrit en 1696

Châteaubriand 1806
https://journals.openedition.org/bcrfj/7235?file=1
(...) jetez les yeux entre la montagne de Sion et le Temple, voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste de la cité. Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice ; il se laisse accabler de coups sans soupirer : on lui demande sa tête, il la présente au cimeterre.
Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du Temple de Salomon.
Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’il faisoit il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem ; et rien ne peut le décourager, rien ne le peut empêcher de tourner ses regards vers Sion.
Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute ; mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il les faut retrouver à Jérusalem ; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays ; il les faut voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui les doit délivrer.
(…) Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre ; et un petit peuple, dont l’origine précéda celle des grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici.

Lamartine 1832
https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_en_Orient_(Lamartine)/J%C3%A9rusalem

Cette fontaine me rappelle une des plus délicieuses traditions orientales inventées, transmises ou conservées par les Arabes. Voici comment ils racontent que Salomon choisit le sol de la mosquée :
« Jérusalem était un champ labouré ; deux frères possédaient la partie de terrain où s’élève aujourd’hui le temple ; l’un de ces frères était marié et avait plusieurs enfants, l’autre vivait seul ; ils cultivaient en commun le champ qu’ils avaient hérité de leur mère ; le temps de la moisson venu, les deux frères lièrent leurs gerbes, et en firent deux tas égaux qu’ils laissèrent sur le champ. Pendant la nuit, celui des deux frères qui n’était pas marié eut une bonne pensée ; il se dit à lui-même : « Mon frère a une femme et des enfants à nourrir, il n’est pas juste que ma part soit aussi forte que la sienne ; allons, prenons de mon tas quelques gerbes que j’ajouterai secrètement aux siennes ; il ne s’en apercevra pas, et ne pourra ainsi refuser. » Et il fit comme il avait pensé. La même nuit, l’autre frère se réveilla, et dit à sa femme : « Mon frère est jeune, il vit seul et sans compagne, il n’a personne pour l’assister dans son travail et pour le consoler dans ses fatigues, il n’est pas juste que nous prenions du champ commun autant de gerbes que lui ; levons-nous, allons, et portons secrètement à son tas un certain nombre de gerbes, il ne s’en apercevra pas demain, et ne pourra ainsi les refuser. » Et ils firent comme ils avaient pensé. Le lendemain, chacun des frères se rendit au champ, et fut bien surpris de voir que les deux tas étaient toujours pareils : ni l’un ni l’autre ne pouvait intérieurement se rendre compte de ce prodige ; ils firent de même pendant plusieurs nuits de suite ; mais comme chacun d’eux portait au tas de son frère le même nombre de gerbes, les tas demeuraient toujours égaux, jusqu’à ce qu’une nuit, tous deux s’étant mis en sentinelle pour approfondir la cause de ce miracle, ils se rencontrèrent portant chacun les gerbes qu’ils se destinaient mutuellement.
» Or, le lieu où une si bonne pensée était venue à la fois et si persévéramment à deux hommes devait être une place agréable à Dieu ; et les hommes la bénirent, et la choisirent pour y bâtir une maison de Dieu. »


Mark Twain 1867
https://archive.org/details/innerlifeofsyria02burt/page/92/mode/2up
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cit_de_voyage_en_Palestine
Dans les chapitres 46, 39, 52 et 56 de son livre Le Voyage des innocents, l'auteur américain Mark Twain parle de sa visite en Palestine, en 1867 : « La Palestine est assise dans le sac et les cendres. Elle est sous l'emprise d'une malédiction qui a flétri ses champs et entravé ses énergies. La Palestine est désolée et mal aimée - la Palestine n'est plus de ce monde du travail. Elle est sacrée pour la poésie et la tradition, c'est le pays des rêves. »[16], [17].

« Il n'y avait pratiquement pas d'arbre ou d'arbuste. Même l'olivier et le cactus, ces amis rapides d'une terre sans valeur, avaient presque déserté le pays »[18]. « Il y a là une désolation que même l'imagination ne peut gratifier du faste de la vie et de l'action. Nous avons atteint Tabor en toute sécurité. Nous n'avons jamais vu un être humain sur tout le trajet »[19]. « Il n'y a pas un seul village sur toute son étendue - pas sur trente miles dans l'une ou l'autre direction. ...On peut faire 16 km dans les environs et ne pas voir dix êtres humains. [...] ces déserts non peuplés, ces monticules rouillés et stériles... »[20].

François Joseph 1870
L'empereur d'Autriche François Joseph 1er visite Jérusalem en 1870.



Melchior de Vogüé.1872
Il note le 26 décembre 1872
"sur toute la population de Jérusalem qui se monte à 26 000 âmes environ, les juifs comptent pour plus de moitié, 14 000 âmes. Le reste, chrétiens 7000 ou 8000, musulmans 4000 ou 5000. La plupart de ces derniers sont des Bédouins du désert, ou des citadins arabes"
Voyage aux pays du passé, Palestine, Plon, 1876.
https://journals.openedition.org/bcrfj/2492


Lady Burton 1875
Pessa’h à Jérusalem en 1875
Burton, Isabel, Lady, 1831-1896
The 5th of April was the night of the Passover. Every Jewish house was lit up during the night, and we were invited by one of the Khakhams (Rabbis) and his family to attend it. A table was spread with a cloth, and over it was suspended an oil lamp with five wicks, one for each male member of the family. The men then assembled round the table, and the women, both mistresses and attendants, dressed in their festal costume, and covered with jewellery, sat in rows on one side of the room; finally, we and all the friends invited, placed ourselves on the other.
The men read the prayers in a chanting tone, something after the fashion of a choir intoning the Gregorian chant. It was alternately Spanish and Hebrew, the former easy to be understood. They rocked to and fro, as usual, whilst praying. Four cups of wine were on the table, with unleavened bread, water-cresses, lettuce, and a fragment of the lamb. They slung the flat unleavened bread, or rather cakes, over their shoulders in a napkin, as if ready to depart at a moment's notice. They ate and drank reclining on their sides, but stood up at certain parts of the ceremony, which lasted about two hours. They were exceedingly hospitable to us, and so liberal that they even wanted us to smoke narghilehs while they prayed. This, of course, we declined, although I believe it was quite permissible, and we remained in a respectful attitude till the supper was over. I thought it most touching, simple, and interesting, this eating of the Passover. Jerusalem was all alive that night, and the lit-up houses were very effective.
Maunday Thursday, A

En cours de recherche: Napoléon en Terre Sainte: Napoléon est passé en Erets Israël en 1798 mais n'est pas arrivé à Jérusalem.
Sa "rencontre avec Rabbi Nahman de Braslav" semble relever de la littérature romancée plutôt que de l'Histoire.
Je ne sais pas s'il a décrit par la suite des notes sur la situation des Juifs en Erets Israël.

Moïse Montefiore: https://sifriatenou.com/2023/08/13/24426/
En 1817, puis en 1838, et aussi à d’autres occasions, Montefiore et son épouse, toujours fidèle compagne et soutien dans tout ce qu’il entreprenait, se rendirent en Palestine, ce qui, à l’époque, constituait encore une petite aventure non dénuée de dangers. Il n’entreprit pas ce voyage avec l’état d’esprit du touriste anglais du XIXème siècle, mais plutôt avec celui du pèlerin juif italien du XVIIIème siècle qui se rendait à Jérusalem pour prier au Temple et sur les tombeaux des Patriarches. Ces voyages furent des épisodes déterminants dans sa carrière : ils lui permirent d’élargir sa perception hors des limites de l’Europe et vers des contrées que peu de Juifs européens occidentalisés de l’époque connaissaient intimement. (...)

Pour Montefiore, la Palestine constituait un élément inhérent à la vie juive, une partie intégrante et naturelle de l’expérience d’un Juif, et il y fit en tout sept voyages. Lors du premier, il devait y avoir à peine en Palestine quelques dizaines de milliers de Juifs, dont la plupart vivaient dans les « villes saintes » – Jérusalem, Safed, Tibériade et Hébron. Tous étaient très pieux, mais on ne leur connaissait aucun moyen de subsistance et toute leur existence dépendait de la charité de leurs frères à l’étranger. Comme nous l’avons vu, la première visite de Montefiore s’était faite dans l’esprit d’un pèlerinage médiéval, mais, plus tard, il fut obsédé par l’idée de redonner vie au pays et à ses communautés juives. Contrairement à d’autres, il n’était pas seulement mû par un sentiment de charité. Ce Juif inconditionnel avait la vision de l’accomplissement du rêve messianique et du renouveau d’une communauté politique juive sur le sol ancestral. « Je n’attends pas, écrivait-il, des Israélites qu’ils quittent tous leur foyer dans les pays où ils vivent heureux, tout comme des Anglais vivent en Hongrie, en Allemagne, en Amérique ou au Japon. Mais la Palestine doit appartenir aux Juifs, et Jérusalem doit devenir le siège de l’Empire juif ».

Notes des explorateurs Robinson, Warren

Gravures 1839 David Roberts

Après la destruction, sources juives
Sources chrétiennes
Jérusalem du VIème au Xème siècle
L'an mil et après
12ème et 13ème siècle
14ème siècle
Voyage en Palestine" de Hadrian Reland

17ème à 19ème siècle
Peintres: Bartlett #1850
Photographes Pillet 1895, Bonfils 1870
Le drapeau de la Palestine


 

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